Qu'est-ce que la procédure de redressement judiciaire ?

La procédure de redressement judiciaire est destinée à permettre la poursuite de l'activité de l'entreprise, le maintien de l'emploi et l'apurement du passif. Elle donne lieu en principe à un plan arrêté par jugement du tribunal à l'issue de la période d'observation.

Par priorité, il s'agit d'un plan de continuation (restructuration de la dette) ou, alternativement, d'un plan de cession de l'activité à un ou plusieurs repreneur(s).

Salaires antérieurs au jugement d'ouverture – que se passe-t-il ?
Note : Les informations comptables sont en cours de traitement et reçues de manière progressive. Une première demande de prise en charge globale a pu être déposée auprès de l'AGS (Régime de Garantie des Salaires) concernant les salaires de février 2026.
Salaires de mars 2026 – comment sont-ils pris en charge ?
  • L'AGS prendra en charge les salaires du 1er au 26 mars 2026 (veille du redressement judiciaire).
  • Si vous avez sollicité et obtenu une avance sur salaire, cet acompte sera déduit sur ce bulletin de paye.
  • Les salaires seront versés, comme habituellement, par l'Association à compter du 27 mars 2026 et durant toute la période d'observation.
Les IJSS (Indemnités Journalières de la Sécurité Sociale) – comment sont-elles traitées ?

Les IJSS traitées sur vos bulletins de février et jusqu'au 26 mars sont ou seront prises en charge par l'AGS.

Au-delà de cette période, elles seront versées comme habituellement par l'Association durant toute la période d'observation.

Quels sont les plafonds AGS 2026 ?
Ancienneté Plafond AGS 2026
Moins de 6 mois 64 080 €
Entre 6 mois et 2 ans 80 100 €
Plus de 2 ans 96 120 €
Les salaires sont-ils maintenus ?

Les salaires dus postérieurement au jugement d'ouverture sont payés à leur échéance par l'Association.

En cas de difficultés, l'AGS (Association pour la Gestion du régime de Garantie des créances des salariés) peut être mobilisée dans les conditions prévues par la loi. Il s'agit du fonds de solidarité interentreprises qui accompagne les entreprises en difficulté et leurs salariés dans le cadre des procédures collectives.

Les salariés doivent-ils déclarer leur créance ?

Non. Les salariés n'ont pas besoin de déclarer leurs créances. En effet, les salariés ne sont pas soumis aux dispositions applicables aux créances commerciales.

Dans ce cadre, le représentant des salariés fait la liaison avec le Mandataire judiciaire et le tribunal pour l'intervention de l'AGS.

On me demande mon IBAN et mon BIC – pourquoi ?

Ce sont les coordonnées bancaires indispensables pour permettre les paiements en faveur de chaque salarié. Nous vérifions pour certains d'entre vous que les coordonnées détenues sont correctes.

Qu'est-ce que la période d'observation ?

La période d'observation est une période de six mois (renouvelable) pendant laquelle le tribunal évalue les conditions de poursuite de l'activité, de maintien de l'emploi et d'élaboration d'un plan de redressement et/ou de cession. Elle débute à compter de l'ouverture de la procédure collective.

Quelle est la durée maximale de la période d'observation ?

La période d'observation est généralement fixée pour une durée de 6 mois, renouvelable une fois (à la demande de l'administrateur judiciaire, du débiteur ou du ministère public). Le ministère public peut demander un second renouvellement.

La période d'observation peut donc durer jusqu'à 18 mois au maximum.

L'activité de l'Association continue-t-elle pendant le redressement judiciaire ?

Oui, l'activité se poursuit normalement pendant toute la durée de la période d'observation, sauf décision contraire du tribunal.

Quel est le rôle des différents intervenants pendant la procédure ?

La procédure se déroule sous la supervision du tribunal avec l'intervention de plusieurs organes désignés par la loi.

Tribunal de commerce

Prononce l'ouverture de la procédure, fixe sa durée et contrôle son déroulement. Il statue sur les décisions importantes (poursuite de l'activité, adoption du plan de redressement et/ou de cession, etc.).

Juge-commissaire

Veille au bon déroulement de la procédure et à la protection des intérêts en présence. Il autorise ou contrôle certains actes de gestion et tranche les contestations.

Administrateurs judiciaires

Désigné par le tribunal, l'administratrice judiciaire a pour mission de diriger l'association. Ses missions comprennent :

  • Assurer la direction de la gestion de l'association
  • Élaborer un bilan économique et social
  • Contribuer à la recherche de solutions de pérennisation de l'activité
  • Préparer un plan de redressement et/ou de cession
Maître Hélène BOURBOULOUX (FHBX) 176 avenue Charles de Gaulle, 92200 Neuilly-sur-Seine
Maître Alexandra BLANCH (ARVA) 81 rue Lariston, 75016 Paris
Mandataires judiciaires

Représente l'intérêt collectif des créanciers. Chargé notamment de la vérification des créances et de la défense des intérêts des créanciers.

Maître Denis GASNIER (BTSG²) 15 rue de l'Hôtel de Ville, 92200 Neuilly-sur-Seine
Maître Jérôme PIERREL (ETUPE JP) 98 boulevard de Sébastopol, 75003 Paris
Quelles sont les issues possibles de la procédure de redressement judiciaire ?

À l’issue de la période d’observation, et au vu du bilan économique et social, le tribunal statue sur les suites à donner à la procédure de redressement judiciaire, conformément aux dispositions du code de commerce. Plusieurs issues sont possibles :

  • L’administrateur judiciaire a la possibilité de présenter un plan de redressement lorsqu’il existe une possibilité sérieuse pour l'entreprise d'être sauvegardée et qu’il apparait que l’entreprise disposera d’une trésorerie suffisante pour rembourser ses dettes ;
  • A défaut, si le ou les plans proposés apparaissent manifestement insusceptibles de permettre le redressement de l'entreprise ou en l'absence de tels plans, un plan de cession peut être envisagé : la restructuration de l’activité est alors effectuée par un tiers ;
  • Il est également possible de combiner les deux solutions avec (i) un plan de cession partielle des activités à un ou plusieurs tiers et (ii) l’adoption d’un plan de redressement pour les activités restantes.
  • Dans le cas où aucune des solutions précitées n’est possible, le tribunal prononce la liquidation judiciaire.
Qui élabore le projet de plan de redressement ?

C'est l'administrateur judiciaire, avec le concours du débiteur, qui élabore le projet de plan. Les créanciers sont consultés sur le projet, notamment sur les propositions d'apurement du passif.

Quel est le but du plan de redressement ?

Le plan de redressement a pour objet la restructuration du passif sur une période de 10 ans maximum et la sauvegarde de l'activité.

Le CSE sera-t-il consulté sur le projet de plan ?

Oui, le CSE sera informé et consulté sur le ou les éventuels projets de plan (cession et/ou redressement) et sur leurs conséquences éventuelles sur l'emploi.

Dans quelles conditions un plan de redressement peut-il être adopté ?

La décision d'adoption revient au tribunal, qui arrête le plan à condition qu'il existe une possibilité sérieuse pour l'entreprise d'être sauvegardée.